dimanche 21 septembre 2008

Cure de raisin

Voilà que pendant mon chantier international de jeunesse à Theix (15 minutes de Clermont-Ferrand) pendant lequel j'ai eu le loisir, avec des turcs et japonaises, de construire un observatoire à insectes (quatre étoiles, du grand luxes pour nos amis abeilles et autres espèces du genre avec mare, hôtel, murs de pierre à disposition, un petit cocon douillet), j'entends parler de la cure de raisin.

Pendant que nos deux cuisiniers nous ravissent chaque jour les papilles de mets aussi différents que succulents et en quantité quasi industrielle (d'où une petite prise de deux kilos pendant les deux semaines de chantier), un des employés du site ne mange que du raisin matin midi et soir et entretemps aussi.
Je me sens donc très intriguée et intéressée et lui pose moultes questions.
La cure ,me dit-il, lui procure un bien être physique et psychique, cela permet au corps de se libérer de toutes les toxines et de se purifier. Il fait ça en famille, en septembre, pendant dix jours depuis déjà plusieurs années.
Avec les quantités astronomiques de gâteau, tartes, cakes, fromage et autres que j'ai ingurgité pendant le chantier, je me suis dis que cela ne pouvait me faire que du bien.

J'en suis aujourd'hui au cinquième jour avec un jour de jeun la veille d'entamer la cure, et je la termine demain.
Alors, résultats des courses :

- première constatation :

Ce n'est pas difficile du tout. Je suis pourtant une gourmande qui adore manger mais je n'ai vraiment eu aucune difficulté à ne manger que du raisin (bio bien évidemment, muscat ou chasselat). Le raisin est tellement sucré que l'on se sent vraiment "rempli" si j'ose dire.
De plus, on mange quand on en a envie (en général toute les deux ou trois heures) jusqu'à deux kilos par jours (j'étais bien en deçà).

- deuxième constatation :

Je me sens très très bien dans mon corps, légère, et consciente du "lavage" qui s'opère intérieurement. Les gens autour de moi le remarquent aussi. Je suis beaucoup moins fatiguée et je dors très bien.

- troisième constatation :

Exit les deux kilos en trop et j'aurais même pu continuer plus longtemps mais je compte manger africain samedi prochain et la reprise de l'alimentation doit se faire graduellement (fruits, légumes d'abord, les féculents, viandes et céréales sont à réintégrer en dernier).

Conclusion : si j'ai pu le faire six jours et que j'aurais bien continué, tout le monde peut le faire et je le referais sans aucun doute l'année prochaine.

Ceci étant dis, voici quelques photos de notre petit observatoire à insectes.

Le site avant les travaux



Posted by Picasa









De la soirée à Toulouse pour fêter l'admissibilité au concours de magistrature de Matthias (bravissimo ! On croise les doigts pour les oraux maintenant)









Et le futur PACS de ma ptite Jojo et de Louis que l'on a fêté à la Casa Manolo (félicitations les loulous) ainsi que mon anniversaire où j'ai eu stylo plume et bic Hechter et petit agenda 2008-2009 pour ma rentrée des classes le 29 septembre (merci les filles!).









Posted by Picasa

lundi 18 août 2008

Expo (soit disant) Internationale de Zaragoza

Train : quatre heures de Barcelone à Saragosse.

Très mal indiqué à Barcelone, il n'y a pas le numéro des trains qui figurent clairement quelque part, il faut faire la queue pour accéder au quai, ce qui fait qu'il faut se lever tôt pour avoir son train, bref...
Je suis montée dans le wagon six minutes avant le départ, petite frayeur mais plus de peur que de mal.

Arrivée à Saragosse. Une jeune fille donne des plans et programme de l'Expo, je lui demande comment se rendre sur le site, ses gros yeux ronds et vides me font dire qu'elle ne comprend que sa langue natale qui n'est visiblement pas l'anglais. On tente la communication par des signes (On devrait tous apprendre la langue des signes, c'est la seul langue mondiale qui soit la même partout-fin de la parenthèse).
J'essaie de trouver par moi même et trouve dans le hall de la estacion un point info. Une des deux filles en jolies uniformes aux couleurs de l'Expo s'exprime plus ou moins bien en anglais et me dit que à pied c'est trop loin, et d'attendre le bus (gratuit) qui arrive dans dix minutes.
Il est alors 11h20.

A 11H50, je me dis qu'il doit quand même y avoir un problème. Je reviens la voir et elle a l'air aussi étonnée que moi que le bus ne soit toujours pas passé.

12H10, le bus arrive enfin...(J'y serais déjà à pied)

Il fait chaud, je transpire de partout avec mon gros sac, je suis fatiguée (levée à 5h), j'ai mangé trois biscuits : je suis donc assez irritable.

Je me rend à l'office des volontaires : des bureaux partout avec deux personnes sur quinze environ qui parlent anglais. La très charmante demoiselle enceinte devine mon état irritable et me fais assoir, me rassure, et m'explique comment ça va se passer. Il faut donc que j'aille poser mon sac, puis que je marche 20 minutes pour aller chercher mon accréditation puis que je revienne et marche dix minutes pour aller chercher mon uniforme puis que je revienne à l'office. Elle doit voir la petite flamme dans mes yeux ou serait-ce la larme qui indique que je suis un peu à bout et demande donc à un volontaire de m'accompagner pour tout cet administratif.

Le monsieur est très gentil, on essaie de parler comme on peux en espagnol et français car il va souvent en France mais me dit "je suis constipé" au lieu de "je suis à la retraite"..Çà aura eu le mérite de bien nous faire rigoler!

Une heure après, après avoir marché aux quatre coins de l'Expo sous un bon 38 degrés, nous allons découvrir l'endroit ou nous allons dormir (une jeune française, Léna de 16 ans et moi même).
C'est au centre de Saragosse, un gymnase aménagé avec des lits et armoires, pas de clim pas de rideaux aux fenêtres, des douches collectives qui sentent fort les pieds.
Il est 15h30, même pas le temps de prendre une douche, on doit aller manger. On revient à la cantine, une espèce de chienne de garde espagnole ne veux pas nous laisser passer par el cubo (raccourci pour se rendre à la cantine) car notre carte ne fonctionne pas.
Le temps d'aller changer la carte, la cantine ferme...Notre déjeuner sera un sandwich : du pain sec avec une tranche de jambon, rien de plus rien de moins.

Nous nous rendons à la réunion d'explication de notre travail, en espagnol bien sûr, mais une belge est dans notre groupe et pourra nous expliquer ce qu'il en est.
Faire asseoir les gens bien au fond de la rangée, et dans la fosse leur dire de pas s'assoir et de faire attention à l'eau.
Trois représentations du spectacle dans la même soirée, on assiste à la première (19H15) après avoir installé les gens et on va "gouter" (il est alors 19H45, on "goute" un sandwich avec un fruit), on revient pour la deuxième présentation de 21H15 et on sort de la salle avant le début du spectacle pour aller manger (une entrée qui ressemble à un plat de résistance, souvent pâte ou riz, un deuxième plat avec viande ou poisson, de la même taille que l'entrée puis dessert. Tout est plein d'huile, légumes poissons viandes pâtes riz patates, plein d'huile).
On revient pour la torisième présentation 23H15 et assistont à celle ci. Nous avons fini de travailler à 23H45.
Je suis déçue du spectacle car on devait travailler avec le cirque du Soleil, et il ne s'agit pas du tout de ça. Dans une semaine je ne pourrais plus me passer de ce show, mais pour l'heure je suis crevée et déçue de toute l'organisation de l'Expo.

On se change et on rentre en bus avec Léna. Demain sera un autre jour.

vendredi 15 août 2008

Le soleil tape plus fort de l'autre côté des Pyrénées

Trajet de six heures en bus Toulouse Barcelone. Un Camerounais qui me tape la causette dans le bus. Deux sièges pour moi et mes jambes. Le conducteur qui ne parle qu'en espagnol (catalan). La clim qui nous lâche en chemin.


Arrivée vers 15h à destination. Direction le métro et l'auberge. Celle-ci est bien placée, un peu au nord mais juste à 10 minutes du quartier gotic de Barcelone.

Les salles de bain sont un petit miracle de propreté et de plaisir visuel, assez rare pour une auberge pour le souligner. La réceptionniste un peu stressée, il faut presque que je la supplie pour avoir une couverture car même si il fait chaud, on a toujours un peu froid la nuit (en tout cas j'ai toujours un peu frais la nuit).


Je me dis que c'est bien trop triste de rester dans la chambre, il est à peine 17h, sortons donc profiter de la ville. Je déplie mon immense plan peu commode de la ville sur le trottoir et un passant me demande :
-"Donde quieres ir?"
-Euh, "no hablo español, ingles or francese"
-"AH t'es française moi aussi, ou tu veux aller?"
Un ariégeois fort sympathique qui m'indique les bons endroits ou aller et me dépose en voiture à la Barceloneta, à côté de la plage.


Me voilà en plein cœur de barcelone, beaucoup de touristes qui pensent que la crème solaire c'est fait que pour les autres, et qui se croyant immunisés aux UV arborent une délicieuse couleur rougeâtre sur certaines parcelles de leurs corps.
La plage est bondée de monde, 18h, l'heure la plus agréable pour aller faire le lézard au soleil. Un groupe de reggae sympathique, la douce chaleur d'une fin de journée.




Posted by Picasa


Je me pose un moment et remonte vers la vieille ville, les ramblas et le quartier gotic.
















De retour à l'auberge , je rencontre deux françaises dans ma chambre, Charlotte et Géraldine, avec qui je sortirais le soir même dans un pub irlandais (no comment...) .


Le lendemain, visite du parc de l'auberge espagnole, voilà ce que j'aurais aimé faire, mais faisant confiance à mon sens inné de la direction, je me suis trompée de parc... J'ai cru mourir sous la chaleur arrassante à monter les marches et les pentes abruptes pour finalement réaliser que si j'étais toute seule dans ce parc c'est tout simplement parce qu'il n'y a rien à voir. Pas grave, une belle vue de la ville me réconfortera de mes deux heures de montée dans ce "mauvais" parc.







Je retrouve les filles le soir pour des tapas dans une petite guinguette plus que typique. Peu de choix de tapas, tous alignés sous une vitre au comptoir. Un gaspacho unique, des tortillas à mourir et une décoration qu'on découvre petit à petit et qui ne manque pas de nous étonner : des photos (retouchées) du propriétaire en athlète musclé, nu , d'autres photos beaucoup plus crues, des slogans sur les murs assez parlants, des objets aux formes équivoques... Tout un univers qui ne parait pas au premier moment mais qui fait aussi l'originalité et l'exception de lieu.









Le soir couchée tôt car le lendemain, train à 7h du mat pour aller faire mon volontariat à l'Expo internationale à Zaragoza...
Lorsque je me lève après avoir peu dormi (des italiens dans la chambres qui sortent à 1h du mat, qui rentrent vers 3h du mat et qui parlent, pas facile pour trouver le sommeil) , je ne rerouve plus ma super serviette spécial camping super rapide au séchage et qui prend 1/10 de ce que prend une vraie serviette dans une valise. 30 euros à l'achat , ça me fait mal de la laisser à quelqu'un d'autre. Me voilà donc à cinq du mat chercher sur tous les lits et armoires, dans la pénombre en essayant de ne pas réveiller mes 7 compagnons de chambrée. Je perdis espoir quand en ouvrant la porte pour sortir, un rayon de lumière éclaira le lit au dessus du mien et , oh miracle, ma serviette se trouvait délicatement posée sur le jeune Adam endormi et lui cachait ses parties les plus intimes. Je me vis donc dans l'obligation de le réveiller pour lui demander de me rendre ma serviette....



Ok, c'est parti, destination Saragosse!