vendredi 15 août 2008

Le soleil tape plus fort de l'autre côté des Pyrénées

Trajet de six heures en bus Toulouse Barcelone. Un Camerounais qui me tape la causette dans le bus. Deux sièges pour moi et mes jambes. Le conducteur qui ne parle qu'en espagnol (catalan). La clim qui nous lâche en chemin.


Arrivée vers 15h à destination. Direction le métro et l'auberge. Celle-ci est bien placée, un peu au nord mais juste à 10 minutes du quartier gotic de Barcelone.

Les salles de bain sont un petit miracle de propreté et de plaisir visuel, assez rare pour une auberge pour le souligner. La réceptionniste un peu stressée, il faut presque que je la supplie pour avoir une couverture car même si il fait chaud, on a toujours un peu froid la nuit (en tout cas j'ai toujours un peu frais la nuit).


Je me dis que c'est bien trop triste de rester dans la chambre, il est à peine 17h, sortons donc profiter de la ville. Je déplie mon immense plan peu commode de la ville sur le trottoir et un passant me demande :
-"Donde quieres ir?"
-Euh, "no hablo español, ingles or francese"
-"AH t'es française moi aussi, ou tu veux aller?"
Un ariégeois fort sympathique qui m'indique les bons endroits ou aller et me dépose en voiture à la Barceloneta, à côté de la plage.


Me voilà en plein cœur de barcelone, beaucoup de touristes qui pensent que la crème solaire c'est fait que pour les autres, et qui se croyant immunisés aux UV arborent une délicieuse couleur rougeâtre sur certaines parcelles de leurs corps.
La plage est bondée de monde, 18h, l'heure la plus agréable pour aller faire le lézard au soleil. Un groupe de reggae sympathique, la douce chaleur d'une fin de journée.




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Je me pose un moment et remonte vers la vieille ville, les ramblas et le quartier gotic.
















De retour à l'auberge , je rencontre deux françaises dans ma chambre, Charlotte et Géraldine, avec qui je sortirais le soir même dans un pub irlandais (no comment...) .


Le lendemain, visite du parc de l'auberge espagnole, voilà ce que j'aurais aimé faire, mais faisant confiance à mon sens inné de la direction, je me suis trompée de parc... J'ai cru mourir sous la chaleur arrassante à monter les marches et les pentes abruptes pour finalement réaliser que si j'étais toute seule dans ce parc c'est tout simplement parce qu'il n'y a rien à voir. Pas grave, une belle vue de la ville me réconfortera de mes deux heures de montée dans ce "mauvais" parc.







Je retrouve les filles le soir pour des tapas dans une petite guinguette plus que typique. Peu de choix de tapas, tous alignés sous une vitre au comptoir. Un gaspacho unique, des tortillas à mourir et une décoration qu'on découvre petit à petit et qui ne manque pas de nous étonner : des photos (retouchées) du propriétaire en athlète musclé, nu , d'autres photos beaucoup plus crues, des slogans sur les murs assez parlants, des objets aux formes équivoques... Tout un univers qui ne parait pas au premier moment mais qui fait aussi l'originalité et l'exception de lieu.









Le soir couchée tôt car le lendemain, train à 7h du mat pour aller faire mon volontariat à l'Expo internationale à Zaragoza...
Lorsque je me lève après avoir peu dormi (des italiens dans la chambres qui sortent à 1h du mat, qui rentrent vers 3h du mat et qui parlent, pas facile pour trouver le sommeil) , je ne rerouve plus ma super serviette spécial camping super rapide au séchage et qui prend 1/10 de ce que prend une vraie serviette dans une valise. 30 euros à l'achat , ça me fait mal de la laisser à quelqu'un d'autre. Me voilà donc à cinq du mat chercher sur tous les lits et armoires, dans la pénombre en essayant de ne pas réveiller mes 7 compagnons de chambrée. Je perdis espoir quand en ouvrant la porte pour sortir, un rayon de lumière éclaira le lit au dessus du mien et , oh miracle, ma serviette se trouvait délicatement posée sur le jeune Adam endormi et lui cachait ses parties les plus intimes. Je me vis donc dans l'obligation de le réveiller pour lui demander de me rendre ma serviette....



Ok, c'est parti, destination Saragosse!

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